Gravity Protocol

[projet en cours de création]

Gravity Protocol est une performance audiovisuelle qui met en tension énergies physique, mécanique et informatique. Sans batterie ni raccordement au réseau, l’œuvre repose uniquement sur la transformation d’une énergie cinétique, induite par la gravité, en lumière et en son. Inspiré de principes low-tech, le dispositif est composé d’un ensemble de lampes musicales, autonomes en énergie, activées temporairement par la simple chute d’un poids.

Disposés autour du public, les modules forment un orchestre mécanique où chaque chute contribue à une composition minimale et microtonale, en évolution constante. Le temps n’est plus métronomique, il devient gravitationnel, rythmé par des cycles de tension et de suspension. Au sein de cet écosystème énergétique restreint, une intelligence artificielle générative fonctionne de manière intermittente, dépendante de l’énergie disponible. Elle introduit des variations aléatoires dans le son et la lumière, venant complexifier la composition en temps réel. Les fluctuations énergétiques génèrent en plus distorsions, artefacts et instabilités, faisant de l’IA un organisme algorithmique fragile dont les dysfonctionnements deviennent une matière esthétique sonore et lumineuse.


En rendant perceptible la dépense énergétique du calcul numérique, Gravity Protocol propose une expérience sensible de la matérialité du numérique et interroge l’imaginaire d’une technologie prétendument immatérielle et illimitée.

conception, composition, performance :
Thomas Laigle

collaboration à l’écriture :
Lyllie Rouvière, Tsirihaka Harrivel

construction et collaboration à la réalisation technique :
Lou Force

programmation informatique:
en cours

chargée de production :
Louise Simon

production :
Lueurs soniques

crédits image :
Thomas Laigle

Création réalisée en coproduction avec Ambivalences  – programme interrégional pour la création artistique en environnement numérique. Un dispositif piloté par Electroni[k] pour la Bretagne, Oblique/s et Station Mir pour la Normandie et Stereolux pour les Pays de la Loire, avec le soutien du Ministère de la Culture et des DRAC Bretagne, Normandie et Pays de la Loire.